Cap sur le bush avec ce polar australien qui colle parfaitement à la météo actuelle…
Premier roman de la journaliste et autrice australienne Jane Harper (1980), Canicule (2016) est aussi le premier volet d’une série -qui en compte trois à ce jour- consacrée à l’agent fédéral Aaron Falk.
Il y a vingt-ans, Aaron fuyait Kiewarra, une petite bourgade rurale située à quelques heures de route de Melbourne, dans le sud-est de l’Australie. Hanté par son passé, seul un événement majeur pouvait le convaincre de quitter Melbourne pour retourner sur les lieux de son enfance. Arrivé à Kiewarra, l’atmosphère est lourde. Très lourde. A la sécheresse sans précédent qui terrasse le bétail et inquiète au plus haut point les fermiers vient s’ajouter un triple meurtre aussi brutal que tragique: Luke Hadler, jeune père de famille, a tué sa femme et son fils avant de retourner l’arme contre lui. Seule sa fillette âgée de quelques mois a eu la vie sauve.
Si Aaron travaille au service des renseignements financiers et « court après le fric » et pas les criminels, le contenu d’une mystérieuse lettre qui lui a été adressée le pousse à prolonger son séjour après les funérailles de son ami et à débuter une enquête officieuse.
Canicule est un roman noir d’atmosphère tout en lenteur, très peu dynamique mais bien écrit et très immersif. Jane Harper alterne présent et passé, l’enquête sur le triple meurtre et les raisons qui ont poussé Aaron à fuir Kiewarra vingt ans plus tôt et excelle véritablement à instaurer une atmosphère lourde et à retranscrire à la fois l’aridité des paysages et le désespoir ressenti par les fermiers confrontés à une nature hostile dont dépend leur survie.
Une lecture commune avec Patrice dont je suis curieuse de lire l’avis ici.

The Dry (2016)
Traduit de l’anglais (Australie)
par Renaud Bombard
© Photo Pixabay
L’atmosphère est bien plantée, oui, mais le manque de rythme et les longueurs avaient fini par me détacher de l’intrigue.. je m’étais dit que je retenterai tout de même cette auteure, et je réalise que je ne l’ai toujours pas fait…
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Il faut aimer les romans/polars d’atmosphère en effet, l’intrigue policière n’est effectivement pas des plus palpitantes…
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Personnellement j’aime les romans de ce genre. La lenteur ne me gêne pas, au contraire, je trouve qu’elle installe bien le climat ( dans tous les sens du terme), et j’ai vraiment ressenti cette canicule. l’Australie est à la fois un pays que je connais très mal et un pays qui me fascine. J’ai beaucoup aimé le mystère entourant les decès et les retours en arrière.
LamartineOrzo
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Moi aussi. Je savais déjà, pour avoir lu quelques avis, qu’il était lent et n’ai donc pas été surprise. Et je ne l’ai pas tellement lu pour l’intrigue policière mais plus pour l’atmosphère et n’ai donc pas été déçue, bien au contraire. J’ai étudié deux semestres dans une université à Melbourne en 1998 et ai pu voyager un peu dans l’Outback pendant mes vacances… J’ai envie d’y retourner!
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Je l’ai ce roman, il y a longtemps. En lisant ton avis, je me souviens avoir pensé que l’atmosphère était bien plantée : la canicule, l’ambiance assez lourde… et effectivement quelques longueurs (mais cela ne m’avait pas trop gênée)
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Je n’ai pas été gênée non plus…
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Heureux que ce roman t’ait plu. Cela a été une bonne lecture pour moi aussi. Je lis finalement assez peu de policiers et je les oublie finalement assez vite, d’où mon avis un peu plus mitigé, mais je dois reconnaître que l’ambiance du lieu est bien restituée et que finalement, on se demande bien qui a bien pu commettre ce crime. Merci pour cette suggestion de LC !
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Avec plaisir! A très vite pour la prochaine 🙂
J’aime lire les policiers mais effectivement ce ne sont généralement pas des lectures marquantes. Mais un bon (voire un très bon) divertissement, c’est déjà pas mal !
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Oui, et mon petit doigt me dit que la prochaine sera mieux notée :-). Je suis d’accord avec toi pour les policiers ; en été notamment j’en ai toujours un sur la liste (celui que j’ai pris s’intitule « Der Holländer » de Mathis Deen – il a 87° sur Krimicouch.de, c’est bon signe !)
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