C’est en rapportant deux livres à la bibliothèque en décembre que ce pavé a attiré mon regard. Je ne suis donc pas repartie les mains vides, tant pis pour les bonnes résolutions.
Avec Les enfants du silence (2023), son premier roman, l’éditrice et romancière australienne Lyn Yeowart signe un roman sombre sur les violences intra-familiales et la maltraitance infantile pour lequel elle s’est librement inspirée de faits réels survenus dans l’état de Victoria lorsqu’elle était enfant.
Lorsqu’elle reçoit un appel du médecin de son père l’informant que ce dernier est mourant, Joy Henderson accepte de quitter provisoirement Melbourne où elle vit désormais pour se rendre une dernière fois à Blackhunt, sa bourgade natale située à plusieurs heures de route, quelque part dans le bush. C’est animée d’une furieuse envie de se venger de son père qu’elle retourne dans la ferme familiale, une ferme dans laquelle elle a vécu une enfance abominable et un calvaire sans nom.
A partir de là, Lyn Yeowart nous plonge dans le passé sombre de la famille Henderson. Sur quarante ans et en trois temporalités correspondant respectivement à la rencontre, dans les années quarante, de ses parents et aux premières années de leur mariage dysfonctionnel, à l’enfance tragique de Joy et de celle de ses frère et soeur dans les années soixante et enfin au retour de Joy à la ferme familiale au début des années quatre-vingt, elle révèle progressivement les dysfonctionnements de cette famille ployant sous le joug d’un père tyrannique qui, au nom de la religion, fait régner la terreur sur son épouse et ses enfants.
Tantôt à la première, tantôt à la troisième personne du singulier, Lyn Yeowart évoque les mécanismes et les différentes facettes de la violence domestique tout en restant évasive sur la façon dont cette violence se traduit dans les faits. Elle privilégie ainsi la dimension psychologique et se penche sur les conséquences dévastatrices de la maltraitance sur la psyché des victimes.
Les enfants du silence est un roman d’atmosphère au rythme très lent non dénué de quelques petites longueurs mais au suspense et rebondissements bien présents. Un roman touchant malgré la grande noirceur qui en émane.

The Silent Listener (2021)
Traduit de l’anglais (Australie)
par Nathalie Peronny
© Photo Keith Clarkson, Pixabay
Oh ça allait bien sombre ! Mais en Australie .. ah j’adore repartir de la bibliothèque avec des livres surprises !
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Je ne vais pas régulièrement à la BM (j’ai une pal indécente) mais depuis quelques semaines je suis dans une phase où j’y retourne plus régulièrement. J’ai d’ailleurs encore plusieurs emprunts en attente de lecture.
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L’Australie cache bien des noirceurs. La vie dans les coins reculés semblent si durs.
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J’ai la eu chance d’y étudier pendant neuf mois lors de mes études universitaires en 1998 et ce fut en effet l’occasion d’en apprendre sur son histoire et la tragédie des Aborigènes. Et pour la vie dans les coins reculés, elle semble effectivement difficile, comme partout je suppose. J’ai eu l’occasion de voir des hameaux totalement isolés dans le Grand Nord norvégien, aux Iles Féroé ou encore aux Hébrides extérieures. De nombreuses questions se posent inévitablement. Partout, il est question , entre autres, de l’importance de la solidarité entre « voisins ».
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Encore un dans la wishliste…
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Et c’est là que je me rends compte que je l’ai déjà… Heureusement que je note ce que j’ai dans ma PAL parce que j’en ai tellement que j’en oublie les 3/4…
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Si tu y penses, tu viendras me dire ce que tu en auras pensé? Comme toi, je note tous les nouveaux arrivants sur une liste et heureusement car elle m’a déjà permis à plusieurs reprises d’éviter les doublons.
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Le roman est tirée d’une histoire vraie ? J’ai l’impression que c’est très sombre. Je peux lire des thrillers et des polars vraiment glauques mais quand lorsqu’il s’agit de faits réels, j’ai plus de mal.
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Il est précisé que l’autrice s’est « librement » inspirée de faits réels en effet mais il est difficile de savoir quelle est la part de réalité et de fiction. Il me semble que la part fictive prédomine quand-même largement et je dois avouer que c’est comme cela que j’ai lu ce roman.
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J’en ai un peu trop lu dans ce genre là ces derniers temps ; je le garde en mémoire mais pour plus tard.
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Je comprends. En enchaîner plusieurs de ce genre peut vite se révéler plombant…
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