Persona · Maxime Girardeau

J’ai beaucoup vu passer Persona sur Instagram et au vu des nombreuses critiques dithyrambiques sur ce premier thriller de Maxime Girardeau, la curiosité a fini par l’emporter sur la raison (vous savez, les nombreuses piles de livres qui attendent sagement d’être lus…). Alors? Un bon thriller mais de loin pas un coup de coeur.

Lorsqu’au lendemain de l’élection de Trump, un cadre d’une multinationale du digital est retrouvé torturé mais en vie dans une annexe abandonnée de l’hôpital psychiatrique Saint-Anne à Paris, l’affaire n’est pas confiée à la Police nationale comme il serait normalement d’usage mais à la Criminelle. Et pour cause. Bien qu’il n’y ait pas eu meurtre, la victime a été torturée au-delà de l’imaginable et en portera les très graves séquelles jusqu’à la fin de sa vie. L’affaire est confiée au commissaire Franck Somerset et à son équipe de jeunes talents formée sur mesure. Alors que surviennent de nouvelles agressions extrêmement violentes, Franck est assisté d’une mathématicienne spécialisée en intelligence artificielle, d’une experte des réseaux sociaux employée par la filiale française de Google ainsi que d’un analyste militaire du Ministère de la défense. Parallèlement à l’enquête criminelle, nous suivons Kahl Doe, un personnage antipathique au possible et l’une des figures les plus influentes du marketing en France.

Persona est un thriller très sombre ayant pour thème principal l’univers impitoyable du marketing digital, univers que l’auteur connaît bien pour avoir travaillé plus de dix ans au sein de l’un des multinationales les plus puissantes du monde, les GAFAM.

Si le roman est incontestablement bien écrit et doté d’une vraie épaisseur, l’intrigue m’a en revanche un peu laissée sur ma faim. Les propos autour des GAFAM sont certes instructifs et maîtrisés et la collecte d’indices en vue de résoudre une série de crimes particulièrement atroces et glaçants intéressante, il n’empêche que j’ai ressenti par moments un peu d’ennui en raison de certaines longueurs et de quelques grosses ficelles. A cela s’ajoutent un élément hautement improbable qui m’a gênée pendant toute ma lecture (une civile propulsée en première ligne d’une enquête criminelle?!) et une fin qui, même si elle fonctionne, m’a paru trop exagérée.

Malgré ces petits bémols, Persona est un premier roman prometteur et Maxime Girardeau un auteur à suivre.

Mazarine, 432 pages, février 2020.



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3 réflexions au sujet de “Persona · Maxime Girardeau”

  1. je suis passée à côté et j’avoue que les thrillers liés aux multinationales ou au GAFAM me laissent de marbre …

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