Liv Maria · Julia Kerninon

Après Mémoire de soie en octobre, Héritage en novembre et Thésée, sa vie nouvelle en décembre, le Comité du Prix du LàC nous a proposés une double lecture pour bien débuter la nouvelle année: La race des orphelins d’Oscar Lalo et Liv Maria de Julia Kerninon. Ces deux romans ont provoqué chez moi des sensations à l’extrême opposé: autant La race des orphelins m’a marquée au fer rouge et fera date dans ma vie de lectrice, autant Liv Maria a été une déception monumentale.

Liv Maria (2020) est le cinquième roman de l’auteure nantaise Julia Kerninon (1987) que j’ai découverte il y a deux ans avec Ma dévotion (2018).

Si Julia Kerninon possède une jolie plume et fait preuve d’un sens très sûr de la narration, je n’ai absolument pas adhéré à l’intrigue de Liv Maria qui est, pour moi, tout sauf crédible. Tout y est exagéré et tellement improbable!

Que dire, entre autres, de cette décision parentale totalement incompréhensible au début du roman? De cette rencontre absolument impossible au fin fond de cet immense demi-continent qu’est l’Amérique latine? De la découverte aussi incroyablement subite que parfaitement invraisemblable faite par une épouse des années après la mort de son mari en regardant tout simplement -et tout à fait par hasard!- une carte de l’Allemagne? Et puis, que dire de cette fin?

Non, vraiment, c’est trop pour moi.

Par ailleurs, le personnage de Liv Maria, beaucoup trop distant et insaisissable, n’a suscité chez moi aucune empathie et encore moins de compréhension.

Bref, je suis totalement passée à côté de ce roman.

Note : 1.5 sur 5.

Mon avis sur La race des orphelins d’Oscar Lalo est à lire ici.

L’Iconoclaste, août 2020, 320 pages 2020.



© Renan Brun / Pixabay

13 réflexions au sujet de “Liv Maria · Julia Kerninon”

  1. Je sais bien 🙂 Mais je n’ai absolument pas été sensible ni à l’histoire ni au personnage et je m’interroge vraiment sur la notion de liberté. J’ai trouvé par exemple que la Violet Lee de Gaëlle Nohant dans « La femme révélée » ou encore la Violet Speedwell de Tracy Chevalier dans « La brodeuse de Winchester » étaient des femmes bien plus libres (et surtout bien plus attachantes) que Liv Maria qui, pour moi, est au fond toujours dépendante de quelqu’un. Mais ça n’engage que moi et je sais que je rame très clairement à contre-courant avec mon avis négatif…

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  2. et moi tout l’inverse! tu le sais j’ai adoré – j’adore son style, ses mots, tout !
    et puis les histoires d’amour existent bien même parfois volontairement (clara bruni ..) je n’ai donc pas comme toi douté de l’histoire ..
    nos goûts diffèrent ! quand je vois te les lectures, je trouve qu’on en a peu en commun mais tant mieux pour les auteurs et autrices ! Julia forever de mon côté 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, je sais que tu es une grande et fidèle amatrice de Julia Kerninon, j’espère que tu ne m’en veux pas trop 😉 Je ne doute absolument pas qu’il existe des histoires d’amour, de tous types d’ailleurs, mais là, même en le percevant comme un conte, ça ne passe pas du tout chez moi… On se retrouvera sur autre chose 😉 Je suis en train de lire « Né un mardi » d’ailleurs et j’aime beaucoup.

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