Grand calme · Giles Blunt

Une double intrigue se déroulant dans le Grand Nord? Je dis oui!

Grand calme (2021) du scénariste et romancier canadien Giles Blunt (1952) est le sixième volet d’une série policière consacrée à l’inspecteur d’Algonquin Bay John Cardinal, ce que j’ignorais. Ce roman peut toutefois se lire de façon indépendante sans problème.

« Dans ce désert immaculé, la seule chose pire qu’une fissure s’ouvrant sous vos pieds est une fissure dans la psyché de celui qui se trouve à vos côtés. »

Sur la base dérivante Arcosaur, une station de recherches dans l’Arctique totalement isolée et accessible uniquement en été, une petite équipe de scientifiques triés sur le volet est chargée d’effectuer des tests pour la recherche spatiale. Les conditions climatiques difficiles et l’isolement extrême ne sont pas simples à gérer au quotidien et peuvent avoir des répercussions psychologiques désastreuses pour certaines personnes. Le drame couve.

A Algonquin Bay, une ville de l’Ontario située à 350 km au nord de Toronto, l’inspecteur John Cardinal et sa collègue québécoise Lisa Delorme sont dépêchés dans un motel après que le cadavre d’un homme y a été retrouvé. Sa maîtresse, la dernière personne à l’avoir vu vivant, a mystérieusement disparu. L’affaire se corse encore davantage pour les deux enquêteurs lorsqu’ils sont chargés d’élucider les meurtres par hypothermie de plusieurs femmes.

D’un côté, une base polaire, des recherches scientifiques, l’isolement, le froid et la survie; de l’autre, une affaire criminelle aux nombreuses ramifications. Si l’alternance du schéma narratif et des lieux géographiques qui caractérise Grand calme peut tout d’abord sembler un peu étrange, les différentes pièces du puzzle s’imbriquent peu à peu et la construction prend alors tout son sens. Le rythme, relativement lent sur la base polaire, monte également crescendo, nous tenant ainsi en haleine jusqu’au dénouement, surprenant et réussi.

Giles Blunt restitue de façon très visuelle l’isolement et le froid régnant en Arctique ainsi que l’hostilité émanant de ces immensités polaires glacées tout en proposant parallèlement une enquête criminelle bien menée et intéressante.

Une bonne découverte.

Note : 3 sur 5.
Sonatine, 407 pages, mai 2021.

Until the Night (2012).
Trad. Charles Bonnot.





Photo © jcrane, Pixabay

Une réflexion sur “Grand calme · Giles Blunt”

  1. je ne connais pas mais je le note pour un futur emprunt ! décidément, le nombre de séries policières non traduit est énorme (j’ai eu la même réflexion avec le post d’Eva)

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