· Syngué Sabour · Atiq Rahimi

Quelque part dans une ville en ruine, une femme afghane veille inlassablement sur son mari blessé. Peu à peu, elle va livrer à cet homme, dans le coma depuis des semaines, des pans de sa vie et lui dévoiler des secrets longtemps enfouis. 

Avec des mots directs et parfois crus, elle va lui dire son amour, sa solitude et sa détresse mais aussi sa colère, sa rage, ses regrets et ses rancœurs. Abandonnée par sa belle-famille et contrainte de rester seule dans cette maison avec ce corps inerte, presque mort, elle va grâce à la parole et à « sa pierre de patience » progressivement se libérer du carcan dans lequel elle est enfermée depuis sa naissance. 

Syngué sabour est une longue et poignante confession sous forme de quasi monologue, un huis-clos oppressant, lourd mais nécessaire et salvateur. C’est un texte épuré, court (137 pages) et facile à lire mais dont on ne ressort pas indemne. J’ai beaucoup aimé ce roman et je ne peux que vous le recommander si vous ne l’avez pas encore lu!

Syngué Sabour, Atiq Rahimi, Folio, 137 pages, mars 2010.

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