· Jeder stirbt für sich allein · Hans Fallada

Traduction française aux éditions Folio : Seul dans Berlin.

Jeder stirbt für sich allein de Hans Fallada est un roman poignant sur la résistance allemande au nazisme pendant la 2ème Guerre mondiale.

Ecrit en 24 jours par un auteur morphinomane, le roman a été censuré à sa parution en 1946 en raison de sa critique acerbe à l’encontre du national-socialisme.

Rédigé à partir des dossiers de la Gestapo, ce roman se base sur l’histoire vraie de Otto et Élise Hampel (renommés Otto et Anna Quangel) qui ont été exécutés en 1943 pour avoir fait acte de résistance au régime nazi.

Le roman se déroule entre 1940 et 1942 et évoque le quotidien difficile de plusieurs habitants d’un immeuble de la rue Jablonski à Berlin, dans lequel habite aussi le couple Quangel. Méfiance, solitude, angoisse et persécution sont le lot quotidien de ces Berlinois contraints de vivre sous un régime de terreur qui n’épargne personne. A travers notamment le choix de ce couple, qui après avoir perdu son fils unique, entame une importante réflexion qui influencera le restant de sa vie, Hans Fallada dénonce la dictature hitlérienne et le patriotisme aveugle, questionne la notion de liberté et célèbre la résistance et le courage.

Les Quangel décident en effet de ne plus cautionner aveuglément la barbarie et l’ignominie et entament à leur humble niveau des petits actes de résistance. Peu à peu, ils trouveront dans cette transgression une nouvelle façon de vivre jusqu’à ressentir, malgré l’omniprésence de la peur, une liberté comme ils ne l’ont encore jamais connue, une liberté qui les empêchera de renoncer et leur permettra de défier le pouvoir jusqu’au bout, une liberté formidable qui malgré les barreaux et la promesse d’une mort inéluctable leur apportera sérénité et paix pour affronter leur exécution.

Jeder stirbt für sich allein est un magnifique et bouleversant hommage à l’héroïsme ordinaire, à ces petites gens qui avec leurs petits moyens ont osé défier le pouvoir au péril de leur vie, refusant de continuer à subir, à se taire et à cautionner un système abject.

A lire! 

Jeder stirbt für sich allein, Hans Fallada, Aufbau Verlag, 704 pages, février 2011

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