Population: 48 · Adam Sternbergh

« Si tu veux garder un secret, commence par le protéger de toi-même. »

Bienvenue à Caesura, la ville qui vous offre un nouveau vous, une nouvelle vie, un nouveau départ quelque part dans le no man’s land texan!

Caesura, aka Blind Town, est une petite ville bien étrange perdue au milieu de nulle part dans le troisième comté le moins peuplé des Etats-Unis. Quarante-huit habitants, dont un shérif et ses deux adjoints, y vivent reclus à l’abri du monde extérieur. Trois règles bien particulières devant être impérativement respectées régissent la ville: aucune visite, aucun contact avec le monde extérieur et aucun retour possible une fois la porte de sortie franchie.

« Tout le monde est coupable. Personne ne sait de quoi. »

Blind Town n’existe pas aux yeux du reste du monde et pour cause: derrière de hauts grillages, la ville abrite des dangereux criminels ainsi que quelques témoins protégés ayant tous volontairement participé à une expérience scientifique inédite visant à effacer leurs souvenirs traumatiques. Ainsi privés de leur passé, ils ne savent plus qui ils sont, ni ce qu’ils ont fait. La vie de chaque habitant est dès lors classée, archivée et placée entre les mains d’un mystérieux Institut et d’une non moins mystérieuse Dr. Holliday.

Après huit ans d’existence sans heurts, Caesura bascule soudainement dans le chaos. Alors qu’il est le seul à posséder une arme, le shérif se retrouve avec un suicide et un meurtre sur les bras. Tous deux commis par balles.

Avec Population: 48 (2018), un polar original à la croisée des genres, Adam Sternbergh signe un huis-clos intrigant, ultra efficace et addictif. L’intrigue est dynamique, les personnages bien campés et les rebondissements nombreux, ce qui rend ce livre très difficile à lâcher une fois commencé (je l’ai lu en une journée!). Par ailleurs, l’auteur soulève des questions fort intéressantes sur la justice, la rédemption et la mémoire.

Vivre sans passé: un nouveau traumatisme ou une forme de liberté?

10/18, 408 pages, janvier 2020.

The Blinds
Trad. Charles Bonnot

6 réflexions au sujet de “Population: 48 · Adam Sternbergh”

  1. Ce livre est vraiment original en plus d’être un excellent divertissement!
    Pour la photo, j’ai su à la seconde où je l’ai vue que c’est celle-ci qu’il me fallait 🙂 Elle reflète à mon sens parfaitement l’ambiance de ce livre.

    J'aime

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s