L’heure du diable · Patrick Bauwen

Après avoir découvert Patrick Bauwen avec La nuit de l’ogre (2018), son précédent thriller que j’avais beaucoup aimé, je me réjouissais de lire L’heure du diable (2020). Verdict? Encore un très bon thriller!

Troisième et dernier tome de la trilogie composée de Le jour du chien (2017) et La nuit de l’ogre (2018), L’heure du diable (2020) s’annonçait particulièrement palpitant puisque l’identité du Chien, le redoutable tueur en série présent depuis le premier tome, allait être enfin dévoilée. J’ai par ailleurs retrouvé avec plaisir le médecin urgentiste Christian Kovak ainsi que le lieutenant Audrey Valenti et ses collègues du Groupe Evangile dirigé par le Commissaire Batista.

S’il se trouvait déjà en mauvaise posture dans le tome précédent, Christian Kovak a désormais atteint le summum du mal-être: plus solitaire que jamais, agoraphobe, dépressif, alcoolique et drogué, il n’a eu d’autre choix que de démissionner de son poste aux Urgences et de quitter Paris. Installé depuis peu dans une maison digne d’un film d’horreur, tétanisé à la simple pensée de devoir mettre un orteil dehors, il gagne désormais sa vie en pratiquant la télé-médecine, y compris en pleine nuit. Lorsqu’une nuit arrive de la part d’un soi-disant patient un étrange message l’avertissant de la mort non naturelle de son père, il ne se doute pas encore qu’il vient de mettre les pieds dans un engrenage infernal.

Parallèlement, le groupe Evangile spécialisé dans les crimes du métro est appelé en renfort suite au suicide d’une jeune femme retrouvée encastrée sur le devant du métro parisien. Il s’avère assez rapidement que la scène du crime a été maquillée et que la victime, déguisée en sorcière, a en réalité été torturée et assassinée avant que son corps ne soit jeté sous le train. A ce crime s’en ajouteront bientôt d’autres et Evangile se verra confronté à sa plus grosse affaire depuis sa création.

Du Val d’Oise au Pas-de-Calais en passant par Prague ou encore Amsterdam, Patrick Bauwen nous emmène sur les traces de plusieurs redoutables tueurs en série et aborde des questions aussi diverses que celles des fraternités, d’une pratique médiévale violente ou encore des nouvelles technologies.

Les chapitres courts ainsi que l’alternance entre l’enquête de Kovak à la première personne et celle à la troisième personne de l’équipe Evangile confèrent au roman un rythme très dynamique et sans temps mort. Les rebondissements sont nombreux, le suspense omniprésent et la tension monte crescendo jusqu’au dénouement. Et quel dénouement!

L’heure du diable clôture une trilogie captivante et très réussie qui se termine en beauté avec deux très surprenantes révélations!

Albin Michel, 480 pages, août 2020.



© MichaelGaida, Pixabay

Note : 4 sur 5.

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