La Cité de larmes · Kate Mosse

Il y a un an je lisais le très romanesque et captivant La Cité de feu de la romancière britannique Kate Mosse (1961). Il y a quelques jours, je n’ai fait qu’une bouchée de la suite des aventures de Minou Joubert et Piet Reydon: 570 pages avalées en tout juste vingt-quatre heures!

La Cité de larmes (2021) est le deuxième volet d’une série de romans historiques devant couvrir trois cents ans d’Histoire, de la France du XVIème siècle à l’Afrique du Sud du XIXème. Il débute en 1572, dix ans après les événements relatés dans La Cité de feu.

Depuis dix ans, le Royaume de France se déchire et s’entretue au nom de la religion. Grâce aux efforts de Catherine de Médicis qui a oeuvré dans l’ombre afin d’unir sa fille Marguerite de Valois (la future reine Margot) et le roi protestant Henri de Navarre, un espoir d’apaisement et de réconciliation semble enfin se profiler. Mais c’est sans compter sur les éternelles manigances du Duc de Guise et du roi Charles IX.

Après un long voyage depuis le château de Puivert dans le Languedoc, Minou, son mari Piet et leurs deux enfants Marta et Jean-Jacques ainsi que la tante Salvadora de Boussay arrivent à Paris pour assister au mariage royal. Si ce dernier a été célébré dans le calme, les tensions restent vives et atteignent leur paroxysme dans la nuit de la Saint-Barthélémy. Alors que Paris est mise à feu et à sang et qu’ils sont sur le point de fuir la ville, Minou et Piet réalisent avec horreur que leur fille de sept ans a disparu et reste désespérément introuvable.

Les années ont passé et la famille Reydon a trouvé refuge à Amsterdam. Si elle a su reconstruire un semblant de vie dans une ville relativement stable au niveau politique, Minou reste hantée et profondément meurtrie par les événements tragiques de la Saint-Barthélémy. Et voilà que six ans après, les Huguenots se préparent à se soulever sous l’impulsion du Duc d’Orange pour libérer Amsterdam de la présence des occupants espagnols et instaurer l’égalité entre protestants et catholiques. Parallèlement, des nouvelles familiales à la fois réjouissantes et très inquiétantes parviennent aux Reydon dont le fragile équilibre sera mis à rude épreuve.

En quatre parties couvrant douze ans, Kate Mosse nous emmène du Languedoc à Amsterdam en passant par Paris et Chartres sans nous laisser un seul instant de répit. La plume est toujours aussi fluide, l’action et le suspense omniprésents.

S’il est pour moi un peu trop léger au niveau de la retranscription des événements historiques, La Cité de larmes a le mérite d’être un excellent page-turner. J’attends le troisième tome de pied ferme.

Note : 4 sur 5.

Mon avis sur La Cité de feu est à lire ici.

Sonatine, 575 pages, janvier 2021.

The City of Tears (2020)
Trad. Caroline Nicolas

© Pixabay

9 réflexions au sujet de “La Cité de larmes · Kate Mosse”

  1. Oh, intéressant ! C’est décevant que le contenu soit un peu léger au niveau historique, mais j’avoue que rien que pour la partie sur le Duc D’Orange et la libération d’Amsterdam, je suis tentée ! Très belle chronique en tous cas, on sent que tu l’as dévoré avec plaisir 😀 (570 pages en 24 heures je suis admirative ♥ J’aime quand ça m’arrive ce genre de boulimie de lecture mais ce n’est pas/plus si souvent que je suis happée à ce point par un livre)

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    1. J’ai eu le même « soucis » avec le premier tome; il s’agit plus d’une saga familiale sur fond historique que d’un roman historique.
      Ayant attrapé un gros refroidissement et étant seule à la maison, je n’avais rien d’autre à faire, ça ne m’arrive qu’une fois tous les 15 ans de pouvoir lire autant 😂

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    1. Oh dommage. Le T1 est paru en poche tout récemment et/ou est peut-être disponible à la bibliothèque…
      Pour le côté historique, il s’agit plus d’une saga familiale sur fond historique qu’un véritable roman historique. Mais il reste très, très addictif!

      Aimé par 1 personne

    1. Même réponse qu’à Eve, il est paru en poche et/ou est peut-être disponible à la bibliothèque… Comme toi, j’aimerais lire plus de romans/récits historiques. Pour l’instant, c’est bien parti: deux romans lus depuis janvier et je suis en plein dans « Ne dis rien » qui est absolument passionnant et que je sais que tu as adoré aussi.

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