Le cahier volé à Vinkovci · Dragan Velikić

Ma quatrième et dernière lecture dans le cadre du « Mois de l’Europe de l’Est » s’est malheureusement achevée un peu abruptement dans la péninsule croate de l’Istrie…

Après ma très bonne lecture de L’eau rouge de l’auteur croate Jurica Pavičić, je me réjouissais de découvrir l’auteur serbe plusieurs fois primé et accessoirement ancien ambassadeur de Serbie Dragan Velikić (1953). Malheureusement, j’ai vite déchanté. Ma lecture de Le cahier volé à Vinkovci (2021) s’est révélée laborieuse et dénuée de plaisir; je me suis donc arrêtée à cent pages.

Quatrième de couverture: « Le wagon cambriolé Vinkovci »: ce sont les premiers mots qui viennent à l’esprit du narrateur à la mort de sa mère. Dans ce wagon qui transportait les biens de sa famille se trouvait un cahier dans lequel sa mère notait chaque hôtel où ils avaient séjourné: Hôtel Palace à Ohrid, Bonavia à Rijeka, Bellevue à Split, Evropa à Sarajevo… Poursuivant le mantra de sa mère, tirant sur le fil de la mémoire, le narrateur fait surgir du passé des halls d’hôtels, des places et des rues, des bribes de dialogues… C’est toute l’Istrie du XXème siècle qui défile sous nos yeux, à travers les vies ordinaires ou extraordinaires de ceux qui se sont succédés sur cette terre. L’histoire de pays, de villes, d’hôtels, de chemins de fer qui n’existent plus. De familles détruites et de personnes disparues dont les voix résonnent dans une polyphonie brillamment orchestrée par l’auteur.

Au vu de cette présentation très alléchante évoquant la mémoire familiale et l’histoire de l’Istrie du XXème siècle, je pensais lire un récit familial sur fond d’histoire régionale. Or, Le cahier volé à Vinkovci s’apparente davantage à un ensemble de souvenirs personnels et très -trop- intimes liés à la mère du narrateur, à la personnalité singulière de cette dernière, aux personnes qu’elle a fréquentées et aux nombreux lieux qu’elle a visités tout au long de sa vie. Le tout sans aucune chronologie.

Face aux nombreuses disgressions et à l’extrême abondance de noms propres se référant tantôt à des personnes tantôt à des lieux très précis tels que des places, des rues ou encore des hôtels que je n’ai jamais réussi à visualiser, l’ennui et la lassitude ont, à mon grand regret, pris le dessus.

Vous trouverez sur Babelio des avis beaucoup plus enthousiastes que le mien…

Agullo, 268 pages, février 2021.

Islednik (2015)
Trad. Maria Béjanovska


© Davide Cattini / Pixabay

Lu dans le cadre du Mois de l’Europe de l’Est  d’Eva, Patrice et Goran.

12 réflexions au sujet de “Le cahier volé à Vinkovci · Dragan Velikić”

  1. Je comprends ton commentaire. Je m’attendais aussi à autre chose en lisant la description du livre mais aussi les commentaires très positifs sur Babelio. J’en garde néanmoins quelques très beaux extraits évoquant la mère, mais ma lecture en fut également assez laborieuse. Merci à toi pour cette quatrième contribution !

    Aimé par 1 personne

  2. zut ! je trouve ça toujours dommage quand la 4C ne donne pas un véritable aperçu du livre …
    mais 3 lectures et demi c’est pas mal du tout !

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    1. Avec le recul et après avoir lu 100 pages, je comprends bien mieux la 4ème. Une erreur d’interprétation de ma part…
      J’avais projeté de lire bien plus de 4 livres pour ce mois thématique mais mars a été très compliqué, je tâcherai de faire mieux l’année prochaine !

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