Bilan lecture & nature · mai 2023

Vous le savez: j’aime lire mais j’aime tout autant marcher. La belle saison étant enfin arrivée je vais dorénavant, et pour quelques mois, ajouter à la fin de mon traditionnel petit récap’ mensuel une petite rubrique dédiée à mes sorties au vert.

Le mois de mai fut un bon mois du point de vue livresque puisque j’ai, contre toute attente, tout de même lu dix livres. En revanche, une paresse monumentale m’a souvent prise au moment même où j’étais censée m’installer devant l’ordinateur. Les crises de flémingite aiguë ont été nombreuses et je n’ai rédigé que six billets. Sans surprise, mon retard de rédaction s’accumule de façon indécente mais tant pis. Chaque chose en son temps.

La Malnata (2023) de Beatrice Salvioni (Italie) : une histoire d’amitié entre deux jeunes filles que tout oppose avec en toile de fond le contexte de la guerre coloniale menée par l’Italie de Mussolini contre l’Abyssinie en 1935. Un premier roman prometteur.

Georges et Carmen (2022) de Jean Rousselot (France) : une plongée dans le Paris de la seconde moitié du XIXème siècle à la découverte des dessous de l’opéra le plus joué au monde: Carmen de Georges Bizet. Un roman tout en légèreté.

Un bel esprit de famille (2023) de David James Poissant (USA) : une plongée au coeur de l’intimité d’une famille dysfonctionnelle. Un très bon premier roman, d’une grande sensibilité psychologique.


© Livr’escapades, mai 2023.

  • Les eaux sauvages (2023) de Kurt et Ellie Johnson (USA) : un incroyable périple en canoë au coeur des vastes étendues sauvages du Grand Nord canadien. Une très bonne lecture.
  • Rachel et les siens (2020) de Metin Arditi (Suisse) : un pan de l’histoire tragique de la Palestine au XXème siècle à travers la vie d’une dramaturge juive de Jaffa. Une lecture mitigée.
  • Paroles d’artiste (2023) d’Abdul Rahman Katanani et Barbara Polla (Palestine et Suisse) : un petit livre de non fiction consacré au travail et aux réflexions d’un artiste franco-palestinien. Une lecture intéressante.

  • Au nom des miens (2021) de Nina Wäha (Suède) : Une plongée captivante dans un village perdu au fin fond de la campagne finlandaise des années 1980 à la rencontre d’une famille très nombreuse sur laquelle plane l’ombre menaçante du patriarche. Un très bon premier roman et une saga familiale comme je les aime. Un petit pavé de 570 pages qui aurait pu compter quelques centaines de pages de plus.
  • La vie ne danse qu’un instant (2017) de Theresa Révay (France) : A travers le regard d’une jeune correspondante de guerre américaine, Theresa Révay raconte les nationalismes italien, allemand et espagnol en revenant sur les dix ans qui ont marqué de façon tragique l’Histoire européenne entre 1936 et 1945. Ce fut un plaisir de retrouver la plume et l’univers de cette autrice et traductrice française découverte il y a tout juste deux ans avec le passionnant La nuit du premier jour (2020).

  • Divorce à l’anglaise (2023) de Margaret Kennedy (Angleterre)
  • Canicule (2017) de Jane Harper (Australie)
  • Les fantômes ne pleurent pas (2023) d’Ane Riel (Danemark)
  • Moi, Madison Washington (2023) de Thierry Maugenest (France)
  • Personne ne sait que tu es là (2022) de Laurence Voïta (Suisse)
  • Les enfants Oppermann (2023) de Lion Feuchtwanger (Allemagne)
  • S’il n’en reste qu’une (2021) de Patrice Franceschi (France)
  • Le Paradis est épars (2023) de Chantal Delsol (France)
  • L’alphabet du silence (2023) de Delphine Minoui (France)

Le mois de mai a été marqué par deux longues randonnées en dix jours qui m’ont permis de reprendre un minimum confiance en mes capacités après les deux épisodes de covid qui m’avaient laissée sur les rotules l’année dernière. Certes, je n’ai pas encore osé retourner en altitude et me contente pour l’instant d’itinéraires avec très peu de dénivelé mais quel immense bonheur de randonner pendant des heures au coeur d’une nature délaissée par les foules!

Sentier viticole, canton de Genève (Meyrin – La Plaine / 24.5 km). Une belle randonnée à travers les charmants villages de la campagne genevoise qui passe notamment par la plus grande commune viticole de Suisse. Les caves étaient fermées, ne vous faites pas de fausses idées! 😅

Sentier des Toblerones, canton de Vaud (Bassins – Nyon / 27.9 km). Le sentier, qui s’étend du Jura au Lac Léman, doit son nom non pas au fameux et délicieux chocolat suisse éponyme mais aux gros blocs de pierre qui constituaient une ligne de fortification anti-chars pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Le mois de juin a déjà très bien commencé et promet encore de longues et belles heures de marche (mais aussi de vélo) dans la nature!

Bon mois de juin à toutes et à tous.

9 commentaires sur “Bilan lecture & nature · mai 2023”

    1. Avec grand plaisir 🙂 Il y en aura d’autres, juin a très bien commencé!
      Oui, malheureusement ce n’est pas la plus belle des photos. Les blocs sont vraiment très hauts et grands à certains endroits.

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  1. J’aime beaucoup le Sentier des Toblerones… le viticole serait encore plus tentant si les caves étaient ouvertes ! Ton bilan lectures n’est pas mal non plus. Pour ma part, j’essaie de ne pas trop tarder pour écrire mes billets. Je préfère le faire quand je suis encore dans l’ambiance du livre… mais j’ai aussi mes périodes de flemme (ou d’autre chose à faire). Bon mois de juin !

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  2. Canicule est prêt de mon côté :-). Merci d’avoir partagé les randonnées, quels beaux paysages et quelle nature généreuse (le mois de mai m’avait beaucoup plu car il était plus arrosé et moins chaux – la nature souffre malheureusement plus en ce moment…)

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