· Quais du polar 2019 ·

Rendez-vous annuel incontournable pour les amoureux du polar, Quais du Polar est devenu pour moi LE salon littéraire à ne manquer sous aucun prétexte, ou presque. Depuis 2015, je pose chaque année un jour de congé pour pouvoir profiter comme il se doit d’un week-end prolongé à Lyon, toujours accompagnée d’une chère amie qui, bien qu’elle ne soit pas une grande lectrice et préfère flâner dans les rues et les musées de la ville, répond parfois présente à certaines conférences.

Petit tour d’horizon!

Grands espaces nordiques, le circuit phare de Quais du polar

Quelle rencontre fascinante que celle ayant réuni (de gauche à droite) les Suédoises Viveca Sten et Camilla Grebe, l’Islandais Ragnar Jónasson et la Norvégienne Monica Kristensen! Ce fut 1h de bonheur intense pour l’amoureuse des grands espaces nordiques que je suis!

La rencontre « Grands espaces nordiques: le circuit phare de Quais du polar » animée par Vincent Raymond (Stimento) avait pour objectif d’explorer la façon dont ces quatre auteurs mettent en scène ces grands espaces du Nord. 

Ils ont notamment évoqué la nuit polaire et la façon dont elle influence leur vision du territoire et leur façon d’écrire, nous ont expliqué comment la dureté du climat, les conditions météo difficiles et l’isolation de certains villages influent sur les gens et le caractère. Ils ont mis en exergue le contraste entre la fascination qu’exercent ces vastes territoires sauvages sur les étrangers et l’effroyable danger qu’ils peuvent représenter si on n’en maîtrise pas les codes. Enfin, il leur a été demandé s’ils se considéraient un peu comme des ambassadeurs de leur pays et s’ils pensaient qu’ils avaient d’une façon ou d’une autre contribué à l’augmentation du tourisme dans leur pays respectif. 

Si les quatre auteurs étaient sans exception très intéressants, j’ai été véritablement fascinée par la personnalité de Monica Kristensen, glaciologue et 1ère femme à avoir dirigé une expédition dans l’Antarctique! Sa série de polars (dont j’ai hâte de découvrir le premier tome) se déroule d’ailleurs entièrement au Svalbard qu’elle connait très bien pour y avoir séjourné 6 ans.

Viveca Sten m’a agréablement surprise en s’exprimant en français. Ce fut un plaisir de l’entendre parler de Sandhamn, l’île la plus septentrionale de l’archipel de Stockholm et le cadre de tous ses romans. Petit instant nostalgie lorsque je me suis revue me promener sur cette île l’été dernier…

Ragnar Jónasson, lui, nous a confié avoir fait l’expérience du froid extrême pour se mettre dans les « bonnes » conditions pour écrire. Il s’est ainsi isolé dans une cabane perdue au milieu de nulle part, en plein hiver et sans chauffage, afin de pouvoir retranscrire au mieux ces sensations extrêmes dans ses romans… Il nous a également expliqué que le long hiver polaire est très propice à l’écriture et qu’il arrête d’écrire dès que la lumière réapparait, privilégiant ensuite la vie à l’extérieur. Juin est ainsi le mois qu’il préfère dans l’année. 

Enfin, Camilla Grebe (dont je n’ai encore lu aucun roman) nous a avoué son obsession de la lumière et nous a expliqué comment elle utilise l’environnement et les conditions météorologiques difficiles pour amplifier le caractère dramatique de la nature dans ses romans. 

Lyon, Palais de la Bourse, 31 mars 2019.

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