Thérapie · Sebastian Fitzek

Une retraite en solo sur une petite île du Nord de l’Allemagne, ça vous dit? Alors venez, mais ne soyez pas trop enthousiastes quand-même, il se pourrait que votre tranquillité soit quelque peu perturbée…

Die Therapie (2006) est le premier thriller psychologique du Berlinois Sebastian Fitzek (1971), star incontestée du genre en Allemagne et auteur très prolifique puisqu’il a écrit depuis ses débuts il y a quinze ans pas loin de vingt romans dont la grande majorité est disponible en français. Thérapie est paru en 2008.

Lorsque sa fille de douze ans disparaît dans d’étranges circonstances, la vie du grand psychiatre berlinois Viktor Larenz s’arrête net. Il sombre, incapable de faire face à la douleur abyssale que représente la perte de son unique enfant. Quatre ans plus tard, toujours profondément meurtri par la disparition de Josy, il ressent le besoin de s’isoler et se retire, seul, sur une petite île de la mer du Nord. Mais sa retraite prend rapidement une tournure inattendue lorsque débarque chez lui une jeune femme très perturbée qui le presse de la prendre en thérapie. Bien qu’il commence par fermement refuser, une étrange et inquiétante coïncidence le fait changer d’avis. Et c’est le début de la fin.

Comme je l’écrivais l’année dernière à la même période à propos de Der Insasse (ici), Sebastian Fitzek maîtrise l’art du suspense et parsème son intrigue de nombreux rebondissements dont certains sont particulièrement réussis. Et pourtant, je ne suis une nouvelle fois que partiellement convaincue par ma lecture. Dès le départ, il nous tend en effet une perche grosse comme un pylône qui ne sert en réalité qu’à endormir notre vigilance et à préparer le double coup de massue final. Comme ce fut le cas avec Der Insasse, Thérapie s’achève ainsi sur un double dénouement qui ne me convainc malheureusement que très moyennement. Le premier est plutôt réussi même si je l’ai en partie deviné tandis que le second tombe comme un cheveu sur la soupe. La révélation finale est tellement énorme et peu subtile qu’elle en perd toute crédibilité.

Malgré cette nouvelle lecture mitigée, je pense persévérer et lire un troisième titre de l’auteur.

Note : 2.5 sur 5.
Knauer, juin 2006, 335 pages.




Lu dans le cadre du mois thématique « Les feuilles allemandes »

13 réflexions au sujet de “Thérapie · Sebastian Fitzek”

  1. L’année dernière j’ai lu Le briseur d’âmes du même auteur, et mon bilan était très mitigé aussi. Des situations un peu tirées par les cheveux, des personnages pas toujours crédibles et une fin un peu alambiquée. Ça ne m’a pas trop donné envie de continuer à lire cet auteur…
    LamartineOrzo sur IG

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