Le mur des silences · Arnaldur Indriðason

Comme chaque année au début du mois de février, je me suis plongée avec joie dans le nouvel opus d’Arnaldur Indriðason. Le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour 2023.

Quatrième volet de la série Konrad, Le mur des silences (2022) se construit, comme les précédents tomes, sur une double temporalité. En 1979, une femme contacte la médium Eyglo afin qu’elle l’aide à trouver une explication au profond malaise qu’elle ressent dans sa propre maison. Bien qu’elle y perçoive une très nette sensation d’étouffement, la voyante ne peut que lui conseiller de déménager. Ce qu’elle fait très rapidement. Lorsque quarante ans plus tard un cadavre est retrouvé emmuré dans la cave de cette même maison, Eyglo se souvient de sa visite et en parle à Konrad qui, incapable de profiter de sa retraite, n’hésite pas à une seconde à mettre son grain de sel dans l’affaire attribuée à son ancienne collègue Marta.

Parallèlement, il continue d’enquêter sur le meurtre de son père survenu en 1963 et, à force d’acharnement, découvre un nouvel indice. Mais à trop vouloir remuer les vieilles histoires, il finit par s’attirer des ennuis et se retrouver soupçonné du meurtre de son père.

Dans cette quatrième enquête qui n’est pas sans rappeler La femme en vert de la série Erlendur, Arnaldur Indriðason fait plusieurs allusions aux affaires élucidées par Konrad dans les tomes précédents et revient sur l’un de ses thèmes de prédilection, à savoir la violence à l’égard des femmes.

Bien que Konrad n’ait pas le capital sympathie d’Erlendur et que la structure narrative repose immanquablement sur l’alternance entre passé et présent, entre la résolution d’un cold case et l’enquête sur la mort de son père, je retrouve toujours avec plaisir l’univers et l’atmosphère particulièrement noirs et mélancoliques de l’Islande d’Arnaldur Indriðason.

Note : 4 sur 5.

La série Konrad dans l’ordre : Ce que savait la nuit (2019), Les fantômes de Reykjavík (2020), La pierre du remords (2021).

Métailié, février 2022, 320 pages.  

þagnarmúr (2020)
Trad. Eric Boury



Photo © Pixabay

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